Sénégal affirme son positionnement stratégique dans le champ de l’inclusion numérique
Le Sénégal confirme son
positionnement stratégique dans le champ de l’inclusion numérique linguistique.
La Journée de l’Acceptation Universelle (UA Day), organisée le 29 avril 2026 à
Dakar, a réuni un large éventail d’acteurs de l’écosystème numérique autour
d’un enjeu devenu central : rendre Internet accessible à toutes les langues et
à toutes les écritures.
Portée par KHEWEUL.COM SA,
en partenariat avec ICANN et AfRegistrar, cette rencontre a mobilisé
institutions publiques, experts techniques, entreprises, universitaires et
représentants de la société civile. Une mobilisation multisectorielle qui
témoigne de l’intérêt croissant pour l’Universal Acceptance (UA) au Sénégal.
Une problématique technique
aux enjeux stratégiques
Encore peu vulgarisée,
l’Universal Acceptance constitue pourtant un pilier fondamental de l’Internet
moderne. Elle garantit que tous les noms de domaine et adresses électroniques
valides y compris ceux utilisant des caractères non latins ou des langues
locales soient pleinement fonctionnels sur l’ensemble des plateformes
numériques.
À l’heure où les services
publics, l’éducation et les activités économiques s’appuient de plus en plus
sur le digital, cette capacité devient essentielle pour assurer une inclusion
numérique réelle. Elle permet notamment aux utilisateurs d’interagir avec les
services en ligne dans leur langue, renforçant ainsi l’accessibilité et
l’appropriation des outils numériques.
Dakar veut structurer un
leadership africain
Dans un contexte marqué par
l’absence de cadre réglementaire contraignant en matière d’Universal
Acceptance, aussi bien au niveau national que continental, le Sénégal dispose
d’une marge de manœuvre importante. L’ambition affichée est de poser les bases d’un
référentiel national et se positionner comme un acteur de référence en Afrique
francophone.
Ce positionnement s’appuie
sur un écosystème déjà actif, notamment grâce à KHEWEUL.COM SA,
premier registrar accrédité ICANN en Afrique de l’Ouest, et sur l’expertise de
son fondateur, Mouhamet Diop, ancien administrateur de ICANN et président
d’AfRegistrar.
Sensibilisation,
démonstrations et feuille de route
Au cœur de l’UA Day,
plusieurs sessions ont permis de vulgariser les concepts clés liés aux noms de
domaine internationalisés (IDN) et à l’Email Address Internationalization
(EAI). Des démonstrations dites “UA-Ready” ont également illustré concrètement
les défis techniques encore présents, mais aussi les solutions existantes pour
adapter les systèmes numériques.
Au-delà de la
sensibilisation, les échanges ont mis en évidence la nécessité d’une approche
coordonnée impliquant pouvoirs publics, développeurs, entreprises et
institutions éducatives. L’objectif était d’intégrer progressivement les
standards UA dans les politiques publiques, les plateformes numériques et les
services digitaux.
L’événement a également
permis de rappeler que l’Universal Acceptance dépasse le cadre technique. Elle
s’inscrit dans une réflexion plus large sur la souveraineté numérique et
culturelle. « L’inclusion numérique ne peut être authentique si elle exclut les
langues. L’Universal Acceptance est le socle technique de la souveraineté
linguistique numérique »,










